C & F Éditions

Visages de la Silicon Valley

photographies et récits Mary Beth Meehan
Essai Fred Turner

couverture
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Peugeot.
19,5 x 25,5 cm. - 112 p.
 

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Version imprimée
33 €
ISBN 978-2-915825-86-2
nov. 2018
 
 

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Visages de la Silicon Valley

Mary Beth Meehan (photographies et récits)
Fred Turner (essai)
traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Peugeot

couverture du livre

 

Une région ne peut pas se résumer à ses mythes. En photographiant les habitants de la Silicon Valley, des classes moyennes aux sans domicile fixe, Mary Beth Meehan nous montre l'envers du décor. Les récits de vie des habitants, partagés entre le stress, la pauvreté, la pollution et l'absence d'infrastructure collective, dessinent le visage d'une région toxique. Alors que le monde entier ne parle que des succès high-tech, entre campus de marbre des géants de l'internet et richesse excessive de très jeunes milliardaires, Fred Turner dans son essai introductif appelle a plus de responsabilité envers celles et ceux qui vivent et font vivre cette zone économique.

Portraits et récits racontent la Silicon Valley réelle, et incitent à réfléchir aux inégalités et aux tensions que construit le capitalisme des objets et services high-tech quand il néglige la vie des humains qui les fabriquent comme de ceux qui les utilisent.

 
 

Mary Beth Meehan

portrait de Mary Beth Meehan

Mary Beth Meehan est photographe indépendante, connue pour ses portraits de grande taille des habitants des communautés. Son travail a été publié et exposé internationalement. Elle a été nominée deux fois pour le Prix Pulitzer. Au cours des vingt dernières années, Mary Beth Meehan s'est concentrée sur les questions de la visibilité et de la justice sociale, s'immergeant dans plusieurs régions à travers les États-Unis, notamment la Nouvelle Angleterre post-industrielle, le sud des États-Unis, et maintenant la Silicon Valley.

Mary Beth Meehan vit en Nouvelle Angleterre, où elle anime des conférences et des ateliers à l'Université de Brown, L'École de Design de Rhode Island et le Collège d'Art et Design du Massachusetts.

On peut regarder son travail sur son site web :
http://www.marybethmeehan.com

 

Fred Turner

portrait de Fred Turner

Fred Turner est professeur de Communication, titulaire de la chaire Harry et Norman Chandler à l'Université Stanford. Il étudie la culture de la Silicon Valley depuis vingt ans. Il est l'auteur de l'ouvrage de référence Aux sources de l'Utopie numérique : de la contre-culture à la cyberculture, Stewart Brand, un homme d'influence, publié chez C&F éditions.

Elizabeth a étudié à Stanford, et travaille maintenant pour une des grandes entreprises high-tech. Elle est également sans domicile fixe. Assise sur un banc à l'Université de San José, elle raconte : « S'il vous plaît, rappelez-vous que nombre de sans-abris, et il y en a bien plus que ce que dit le recensement, travaillent dans les mêmes entreprises que vous. Il s'est passé quelque chose dans notre vie : devoir quitter son logement, avoir un problème de santé, ou voir un membre de la famille licencié - et sans plusieurs revenus, personne ne peut garder une maison. Mais pour autant, un grand nombre d'entre-nous travaille dans la même entreprise que vous. Parfois nous travaillons dans les boulots déqualifiés. Nous servons les repas à la cafétéria, ou assis dans le hall nous contrôlons votre badge quand vous entrez. Parfois nous nettoyons le sol quand vous partez. Mais d'autres fois, nous avons des boulots intermédiaires. Quelques-uns parmi nous, croyez-le ou non, appartenaient à la classe moyenne jusqu'à très récemment, et vivent maintenant au jour le jour. Dans la Silicon Valley, il est possible d'avoir un salaire correct et néanmoins de vivre au jour le jour. Parfois, il suffit d'une erreur, une erreur financière ; parfois il suffit d'un ennui médical ; parfois une simple erreur d'assurance. Cela peut venir de beaucoup de choses. Mais le fait est qu'actuellement un nombre important de gens de la classe moyenne s'enfoncent dans la pauvreté. Et leur vie de sans-abri qui était censée durer un, deux ou trois mois, jusqu'à se qu'ils se reconstruisent... finit par durer des années. S'il vous plaît, rappelez-vous que c'est le cas de beaucoup d'entre nous. »

Elisabeth - portrait et récit